Archive pour la catégorie 'Inde'

SÉLECTION LIVRES JEUNESSE – 5/7 – MICHEL DEFOURNY

Dimanche 1 décembre 2013

MICHEL FEFOURNY

Michel Defourny est un chercheur belge qui travaille sur la littérature jeunesse. Conseiller pour certains éditeurs, conférencier un peu partout sur différent sujet, il écrit aussi de nombreux articles toujours sur les livres jeunesse. Son impressionnante collection de livres a servit de base au centre de littérature Jeunesse de la Ville de Liège qu’il a crée en 2010.

L’ÉTRANGER MYSTÉRIEUX de Mark Twain & Atak
2012 – USA/Allemagne – Albin Michel – 20 euros

Les illustrations d’Atak pour L’Étranger Mystérieux de Mark Twain sont fascinantes. Comme à son habitude, Atak fait le grand écart entre culture de masse et culture savante. La citation, l’allusion, le détournement, le travestissement sont au cœur de sa démarche. René Magritte, Max Ernst, le douanier Rousseau, Edvard Munch, Caspar David Friedrich ont, cette fois, inspiré Atak pour la mise en scène de ce récit nihiliste situé en fin de moyen âge, à une époque où la chasse aux sorcières fait rage. Son style faussement naïf, faussement maladroit pourrait être placé sous le signe de Michel de Ghelderode qui prétendait que le secret de tout art qui se veut grand n’était autre que la cruauté.

fcatak.de

LE PIRATE ET L’APOTHICAIRE de Robert Louis Stevenson & Henning Wagenbreth
Allemagne – 2013 – Les Grandes Personnes – 22,50 euros
Première édition en 2012 en Allemagne

Encore une œuvre violente, très violente, nourrie par l’imagerie populaire, marquée par les recherches graphiques contemporaines et la bande dessinée. Une mise en scène où tout est excès comme dans opéra baroque pour marionnettes. Un étonnant travail de composition, une surabondance de traits, des onomatopées visuelles fondées sur la couleur et la stylisation, une tension entre les couleurs et le noir omniprésent que renforce la grandeur et l’épaisseur des lettres.

wagenbreth.de

LE CONTE DU GENÉVRIER des frères Grimm et Gilles Rapaport
2013 – France – Editions du genévrier – 17 euros

L’un des contes préférés, dit-on, par les frères Grimm. Un récit qui oscille entre conte et mythe. Peu souvent raconté en raison de son insoutenable cruauté, même s’il se termine bien : une récompense pour les gentils, une terrible punition pour la criminelle. Panoramiques et plans rapprochés alternent créant un rythme qui soutient  l’oralité « mise par écrit » par les frères Grimm. L’omniprésence du noir qui entre en contraste avec la couleur, discrète par moments, éclatante à d’autres, traduit ce mélange de cauchemar et de merveilleux qui caractérise cette histoire de jalousie, de haine et d’amour.

LA VIE NOCTURNE DES ARBRES de Bhajju Shyam, Durga Bai et Ram Singh Urveti
2013 – Inde – Actes sud Junior – 28 euros

Les forêts du Madhya Pradesh (Inde centrale) étaient épaisses. C’était là que vivaient les Gond. A la suite de Jangarth Singh Shyam, qui avait trouvé une voie entre art tribal d’inspiration mythologique et modernité des supports, naquit un mouvement artistique que l’on qualifia de « peinture Gond ». C’est dans cette mouvance que s’inscrivent les œuvres de Bajju Shyam, l’auteur du London Jungle Book et celles de Durga Bai, auteur de One Two, tree. Cette fois, avec La Vie nocturne des arbres, nous pénétrons dans l’univers mystérieux de la forêt où pendant les nuits, les arbres révèlent leur nature profonde. D’étonnantes visions où se fondent monde végétal et monde animal. Ce sont de vraies lithographies que nous proposent les éditions Tara Books de Chennai. Elles nous sont accessibles en France grâce aux éditions Actes Sud Junior.

tarabooks.com

POCHETTES DE DISQUES TAMOULES

Dimanche 23 octobre 2011

Si vous fréquentez régulièrement ce blog vous savez déjà que j’affectionne toutes sortes d’imageries populaires, ainsi que les pochettes de disques. Un des endroit à mon avis où on trouve parmi les plus belles et les plus singulières c’est dans le sud de l’Inde : les pochette pour les bandes originale des films Kollywood.

Ce nom est la contraction de Hollywood et Kodambakam, quartier de Chennai (ex Madras) où sont produit les films tamoules. La production est aussi importante qu’a Mumbai (ex-Bombay). Mais ce cinéma est moins connus car il est à l’intention des populations locales. Il cultive ses spécificités régionales, du fait il a une esthétique plutôt décalée par rapport à ce qu’on connait. Ce qui se ressent sur les pochettes évidemment.

Depuis longtemps je surveille les vente de disques tamoules sur ebay, ce qui m’a permis de collecter les photos de ses pochettes. Ce qui est frappant c’est la modernité du graphisme pour l’époque. Les pochettes venant de Bollywood peuvent être très belle, mais elles ont toujours un coté plus classique. Elle sont plus ou moins dans les canons habituelles de la pochette de Bande originale de film. Là en plus du folklore indien on a une volonté de briller qui passe par des audaces de graphisme. Ingrédients du film et éléments graphiques semblent parfois lancé pêle-mêle dans le carré qui constitue la pochette. Formes simple de couleurs vives, motifs géométriques, Dégradés, détourages sauvages, associations de dessins et de photos, Halos façon néon, typo dessiné sont agencé de manière efficace voir tapageuse. Ce qui crée des composition exagérées, bizarres, sans souci du bon ou mauvais goût. Un art magnifique, pur, sans complexe, émotionnel, direct.

Pour finir, petit bonus, une pépite vidéo made in Kollywood :

[youtube JhCQgaXPVgM]

Yassine

DURGA BAI PAR ORELI

Mercredi 31 décembre 2008

Je l’ai découverte par hasard en achetant “Les animaux musiciens” à Otto, mon fils. J’avais vraiment été charmée par la couverture de ce bouquin, n’ayant pas eus le temps de lire l’histoire, je m’étais dis que même si l’histoire était naze, j’étais contente de l’avoir pour le travail illustratif… Mais finalement, l’histoire est très chouette… Les animaux prennent le dessus, et l’homme ne récolte que ce qu’il a semé… Bien fait!

Bref, je ne suis pas super inspirée parler de Durga Bai pendant des
heures, mais je pense que ce qui est à retenir de cette artiste Gond (aborigèbes de l’Inde) , c’est qu’elle puise son inspiration dans les peintures murales et traditions de sa tribu, elle met en scène la vie quotidienne et aime à ce que les relations entre hommes, animaux et nature soient harmonieuses, exactement ce que je désirerais le plus au monde, étant une amoureuse de la nature et bien evidemment des animaux et des hommes (les gentils bien sur!), elle nous transporte dans un autre univers et jonglent avec des thèmes comme la magie, les larmes, le courage, la victoire, l’injustice,…

Dans ses illustrations, elle fait ressurgir un vocabulaire graphique propre à sa tribu ! Ce que j’adore, c’est cette accumulation de points, ses personnages sont comme habillés de motifs. Cela me rappelle mes plus vieux boulots en noir et blanc, j’adorait bosser la trame et le motif. Cette dématérialisation en particules illustre apparemment la force spirituelle des esprits… Chez les Gond, leur présence se trouve principalement chez les êtres humains et les animaux de la forêt.

Elle illustre la douceur du monde tribal, qui malheureusement est de plus en plus menacé par une culture dominante et agressive. Il y a dans ses illus une naïveté enfantine , mais une volonté de faire passer un message pour un monde meilleur…

Oréli

Merci Oréli pour cette vision exotique.

Vous pouvez trouver2 livres de cette artiste chez Actes sud Junior.


- UN, DEUX, TROIS…DANS L’ARBRE
- LES ANIMAUX MUSICIENS
actes sud junior – 14,25 euros

Prochain invité : Emmanuel Kerner

IMAGES D’INDE

Vendredi 5 septembre 2008

Je ne perds jamais une occasion de parler de l’imagerie indienne que j’adore. {Voir ici}. L’inde s’affiche, un ouvrage sorti il y a quelques mois, m’en donne l’occasion. Malgré sa mise en page pas vraiment à la hauteur, ce livre regorge de trésors graphiques glanés par son auteur après de longues recherches dans le sous continent.

Tout est classé par thème : cinéma, magie, cirque, religions, beedies, feu d’artifice, éducation, pubs, etc. Autant de supports propices à un débordement de couleurs vives, d’idées graphiques fantaisistes. Aussi pas mal d’humour et beaucoup de kitsch dans ses images bien éloignées des canons occidentaux.

L’audace des coloris employés me frappent souvent, dans cette culture on ne se retient jamais d’en rajouter. Le sens du détail est omniprésent et l’abondance nuit rarement. On peut s’amuser à trouver plein de détails incongrus un peu partout. Et après avoir parcouru de nombreuses fois cet ouvrage, j’y découvre encore des éléments qui m’avaient échappés.

L’Inde s’affiche de Stéphane Guillerme
Chez Géorama
29.90 euros

Le site de L’auteur
www.expo-vijay.com

Yassine

POSTERS INDIENS

Vendredi 23 mars 2007

Tout le monde sait maintenant que l’inde est la plus grosse industrie cinématographique du monde. Il existe là bas plusieurs pôles de production très prolifiques.

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Bollywood étant la plus connue, mais on pourrait cité aussi le cinéma tamoul ou telugu qui produissent presque autant de films que Les studios de Bombay, sans parler des autres cinématographie (Kanadda, Bengali, Malyalam, Etc…) Finalement on ne sait rien de cet océan cinématographique.

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Mais qui dit cinéma dit aussi affiches de flilms. Le livre Living pictures qui vient de sortir nous donne un apercu de 70 ans de production cinématographique en Inde. Tout ce qu’on peut dire sur le cinéma indien, son audace, ses mélanges, sa fantaisie , son humour, sa flamboyance, son kitsch, ou parfois son coté cheap se rerouve dans la facon de faire des affiches. Un délice !

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Pour compléter ce livre vous pourrez jetez un œil sur cette impresionante collection d’affiches de film hindis et pakistanais visibles sur ce site,

Yassine