BEAR’S HEART & CIE

Dessin de Bear’s heart
J’ai trouvé sur une brocante un livre consacré à Bear’s heart, un artiste cheyenne. On peut y voir des dessins qu’il a réalisé en 1876 durant une période de captivité. Des scènes de la vie quotidienne des indiens, ou de la vie des soldat américains qu’il a cotoyé pendant cette période y sont représenté.

Dessin de Bear’s heart
Je suis frappé par son art ingénu et enfantin d’une douce beauté. Ses composition maladroites souvent répétitives sont étonantes de simplicité et d’originalité.
Après quelques recherches je découvre qu’il existe toute une tradition graphique indienne. Prisonniers à Fort Marion en 1875, des cheyennse et des kiowas furent encouragés à produirent des dessins pour vendre aux touriste. Les 2 plus connus étant Bear’s heart et Tichkematse. Ces dessins souvent très beaux sont parmi les rares témoignages de cette civilisation avant l’arivée de l’homme blanc.

Dessin de Tichkematse
Un autre artiste kiowa intéressant est le dénommé Silver Horn.
Ces dessins ont été fait un peu aprés mais développe la même esthétique.

Dessin de Silver Horn
Les dessins des indiens de Fort Marion. Ici
Les dessins de Tichkematse. Ici
Les dessins de Silver horn. Ici et ici
Yassine
24 octobre 2007 at 7:59
salut y .
Peux-tu donner les références du bouquin ?
v.
24 octobre 2007 at 9:23
Bear’s heart
Texte de Burton Supree with ann ross
1977 - edité par J.B. Lippincott company (Philadelphie & newyork)
25 octobre 2007 at 3:45
Wouah !
Et en passant, merci Yassine pour ce Blog très instructif.
M
27 octobre 2007 at 4:52
merci yassine pour ce post et pour ce blog en général.
Guillaume.
5 avril 2008 at 2:38
Tu vas dire que je chipote mais la manière dont cette caricature d’autorité empanachée (je parle du traîneur de sabre au centre de la première image) flotte dans le VIDE, la façon dont sont emperlés les soldats et l’étroit chenal entre eux qui révèle leur condition de ver de terre ne me semble pas du tout, du tout “maladroites”.
Quant à la répétition dont tu parles, elle ne saute pas aux yeux dans ces dessins, en effet beaux, en effet ingénus, mais peut-être pas si doux que ça.
Là où cet art est fort c’est qu’il nous oblige à mettre en cause nos critères habituels, qu’il fait bouger nos petits schémas habituels dans notre tête.
Et puis “Coeur d’Ours”, y’a pas, ça a d’la gueule!
Ani
5 avril 2008 at 11:09
L’aspect répétititif de l’art de Bear’s heart sautent aux yeux dans plein de dessins semblable a celui des soldats. Mais là j’ai choisi 2 images très différentes.
Tu semble aussi y voir un point de vue légèrement critique, mais selon moi quand on voit le livre en entier on y percoit aucune ironie. Juste une représenattion de la vie quotidienne presque “naturaliste” . Un travail d’observation fait simplement.
Yassine
14 novembre 2008 at 10:37
C’est la première fois que je vois des dessins d’indiens et je suis très impressionnée par leur “écriture”, car ces dessins sont pour moi une écriture juste comme un language des signes qui atteint sa cible. Beaucoup de beauté et d’ordre baignant dans l’esprit de la nature, tout cela
aussi sous la morsure de la guerre…