Archive pour novembre 2013

SÉLECTION LIVRES JEUNESSE – 4/7 – ARTS FACTORY

Samedi 30 novembre 2013

Dessin de Roxane Lumeret

ARTS FACTORY

Je ne présente plus vraiment Arts factory sur ce blog. Leur implication en faveur du dessin “alternatif” est indéniable. Ils ont montré et aidé à vendre depuis 17 ans plusieurs générations d’auteurs mal représentés dans les galeries. Même si ça change. Depuis toujours ils se sont montré attentif envers l’édition jeunesse et défendent bon nombre d’illustrateur qui œuvre dans ce secteur. Je ne vais pas dresser une liste ça serait trop Long. La meilleure preuve, c’est tout simplement leur dernier expo : Les belles images pour la jeunesse ( mais pas que … ) consacrée à ce champ de l’édition. Un accrochage qui donne à voir aussi bien des artistes chevronnés qu’il ont toujours défendus que de jeunes illustrastrices récemment sorties de l’école.

du 13 nov. au 22 déc.
Galerie Lavignes-Bastille
27 rue de Charonne – Paris 11
M° : Ledru-Rollin

artsfactory.ne

LE JEU DE L’OIE de Marie Saarbach
2013 – France – Autrement – 24,50 euros

Un vrai coup de cœur pour ce livre et le travail de Marie Saarbach, qui s’inspire du jeu traditionnel pour illustrer le voyage initiatique de deux enfants. A chaque image correspond une épreuve à franchir, l’ensemble des 33 tableaux étant reliés dans un livre-objet fascinant, en forme de dépliant. Il convient également d’insister sur la qualité des dessins originaux que nous présentons actuellement dans le cadre de l’exposition “Les belles images pour la jeunesse ( mais pas que … ) . Entièrement réalisés au feutre, une technique que Marie Saarbach maîtrise de façon originale, délavant les couleurs, maltraitant et triturant le papier jusqu’à obtenir des effets de matière assez bluffants.

Son site

L’ODYSÉE D’OUTIS de Jean Lecointre
2013 – France – Thierry Magnier – 19,90 euros

Dans ce nouvel album publié par les éditions Thierry Magnier, le titan du photomontage numérique revisite à sa façon les grands classiques de la mythologie grecque. Un inénarrable péplum où le brave père de famille Outis doit affronter les pires créatures, avant de pouvoir récupérer sa famille qui s’impatiente à la Gare de Lyon … Si les images et le traité graphique sont plus sombres que dans “A la mode” ou “Les Animaux Domestiques”, le récit particulièrement drôle et enlevé fait mouche chez les enfants comme chez les parents.

jeanlecointre.com

ROMANCE de Blexbolex
2013 – France – Albin Michel – 15 euros

Très attendu ce nouvel imagier de Blexbolex ne déçoit pas et surprend par sa forme, le livre étant plus petit (mais pas moins épais) que les précédents. Les compositions graphiques, les effets de matière et l’impression sont toujours aussi soignées. Blexbolex a également détourné les codes traditionnels du genre pour organiser le livre en séquences qui vont s’entrecroiser pour livrer au final un vrai récit en images… du grand art !

Ses images sur Illustrissimo

ON PENSE À TOI CHEVAL de Roxane Lumeret
2013 – France – Albin michel – 14,50

Pour son premier album jeunesse, Roxane Lumeret a fait très fort ! Une fantaisiste histoire de cheval cascadeur sur le retour, un graphisme tout en gouache – à mi-chemin entre les vieux albums du Père Castor et la Bibliothèque Rose – au service d’un ton résolument moderne, bref une vrai réussite. Les couleurs claquent, les animaux sont poilus à souhait et la princesse Colomba Dubijou est ravissante … on en redemande !

roxanelumeret.com

L’ÉTRANGER MYSTÉRIEUX de Mark Twain & Atak / mark twain
2012 – USA/Allemagne – Albin Michel – 20 euros

Injustement passé à la trappe l’an dernier – peut-être en raison d’un façonnage un peu cheap – ce texte peu connu de Mark Twain est superbement enluminé par Atak. Riche d’une grosse centaine d’illustrations – de la miniature à la pleine page – ce tour de force confirme ( s’il en était besoin ) le talent d’Atak et sa place singulière dans le monde de l’édition jeunesse. A redécouvrir !

fcatak.de

SÉLECTION LIVRES JEUNESSE – 3/7 – CENTRAL VAPEUR

Vendredi 29 novembre 2013


CENTRAL VAPEUR

Central vapeur est une association de dessinateurs et de gens concernés par les métiers du dessin et de l’édition. Comptant en son sein beaucoup d’auteurs de BD ou d’illustrateurs qui travaillent pour la jeunesse. Il on a Cœur de défendre cette culture à travers différent évènement. Le plus important est bien évidement leurs festival, qui ça tombe bien débute dans une semaine. Je vous engage a regarder la programmation toujours riche en découverte. Et voilà une excellente occasion d’aller dans cette très belle ville pour aller y apprécier son patrimoine et son vivier de jeunes dessinateurs.

Du 5 au 15 déc. 2013
Programme sur leur site : centralvapeur.org

ON PENSE À TOI CHEVAL de Roxanne Lumeret
2012 – France – Albin Michel – 14,50 euros

Un livre jeunesse, à travers lequel on peut découvrir une histoire de cheval cascadeur avec un graphisme original sur fond de coup d ‘état. Enfin une histoire de poney pas abrutissante.

OCÉANO d’Anouck Boisrobert & Louis Rigaud
2013 – France – Hélium – 15,90 euros

Après Pop-ville et La forêt du paresseux, Anouck Boisrobert et Louis Rigaud nous propose de découvrir avec eux les océans ! Avec une nouveauté par rapport aux précédents, ici chaque double page contient deux parties : ce qui se passe au-dessus et en dessous de la surface. Le talent des deux auteurs-illustrateurs est d’avoir rendu, grâce aux mouvements des découpes et aux couleurs enchanteresses des images, un magnifique hommage au fantastique monde marin.
On découvre un port bruissant d’activité, la banquise aux icebergs transparents, les baleines en pleine mer, une mer déchaînée par la tempête et, enfin, l’idyllique lagon aux milliers de poissons colorés. Un beau livre édité par les éditions Hélium.

COLOURING BOOK d’Edward Bawden
2013 – Angleterre – Victoria & Albert Publishing – 6 £

Cette réédition du livre de coloriage de l’artiste anglais Edward Bawden, nous montre une sélection de quelques splendides illustrations réalisées en linogravure. Depuis la fin des années 1950, Bawden utilisa ce medium en alternative à l’encrage et à la gravure traditionnels. Illustrant sous forme d’activité de coloriage / imagier des personnages de l’histoire de l’Angleterre (comme Elisabeth I), des animaux (lions, lapins, etc.) ou encore les emblèmes du Royaume Uni (le lion et la licorne) et autres courtisans, fermiers, moyens de transports…
Edward Bawden (1903?1989) originaire de l’Essex a étudié à l’École d’art de Cambridge et au Royal College of Art.

FORT COMME UN OURS de Katrin Stangl
2013 – Allemagne – Albin Michel – 12,90 euros

Muet comme une carpe et timide comme un chevreuil, affamé comme un loup et assoiffé comme un chameau, joueur comme un chaton et rusé comme un renard… !
Page après page, un animal incarne les humeurs, émotions et traits de caractère ! L’illustratrice allemande Katrin Stangl utilise différents procédés d’impressions (gravure sur bois, sérigraphie,…) pour réaliser ces illustrations au style très singulier. Pour cette ouvrage elle a combiné sérigraphie et offset pour obtenir un résultat vif et spontané qui sert parfaitement le propos.

Katrin Stangl est une illustratrice allemande née en 1977. Elle est diplômée de l’École supérieure d’arts graphiques et de l’art du livre de Leipzig, et s’est initiée à la gravure sur bois au Brésil grâce à une bourse d’étude. Elle illustre des livres pour grands et petits. Elle vit et travaille à Cologne.

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Ce soir à 18h45 sur Radio Campus Paris — 93.9 fm
Ou en streaming sur le site Radiocampusparis.org
Interview de LILI SCRATCHY autour de son livre POPDOUWIZZ.

SÉLECTION LIVRES JEUNESSE – 2 /7 – FOTOKINO

Jeudi 28 novembre 2013

FOTOKINO

Fotokino est une excellente association qui défend le dessin sous toutes ses formes : illustration, animation et graphisme. Ils sont ultra actifs à Marseille où ils résident. Ils organisent des expositions, des rencontres, des ateliers et des projections. Leur vision des choses est très ouverte et incorpore souvent la photo, le cinéma, la peinture et dans l’absolu tout les médias entrepris par les artistes qu’ils défendent. Je vous engage à aller faire un tour sur leur site et à apprécier leurs choix toujours passionnants. Et si vous habitez à Marseille, ou que vous y passez, allez voir ce qu’ils proposent. Ils ont un lieu où ils organisent des expositions et plein d’autres évènements. L’année 2013 est et a été particulièrement riche pour eux.

fotokino.org

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Un mot de Fotokino :

Il ne s’agit pas de “la” sélection des livres de l’année pour nous. C’en est une possible parmi d’autres. C’est un choix des plus personnels, l’envie de parler de ces livres plus que d’autres. Plus que d’autres livres, aussi, qui n’auront guère besoin que l’on parle d’eux.

DANS LA LUNE de Fanette Mellier
2013 – France – Éditions du livre – 25 euros

Évidemment, il ne s’agit pas à proprement parler d’un livre jeunesse. Cet ouvrage vient cependant en droite ligne de l’exposition du même nom réalisée par Fanette Mellier en 2010 au Centre Culturel pour l’enfance de Tinqueux. Auprès d’un jeune lecteur, on peut le prendre par le bout du sujet, la Lune, et de ses cycles. Mais on peut le prendre par le bout de la technique, à savoir ce qui fait le cœur du travail de Fanette : le papier, les techniques d’impression, les encres, les vibrations de couleur. Un livre d’une poésie à la limite de l’abstraction, et sans parole, c’est suffisamment rare dans les rayons jeunesse pour qu’on prenne plaisir à le sélectionner ici.

fanettemellier.com

ISSUN BÔSHI d’Icinori (Raphaël Urwiller et Mayumi Otero)
2013 – France – Actes Sud jeunesse – 16,90 euros

Dans un village au Japon, un couple de paysans, désireux d’avoir un enfant, voit enfin ses prières s’exaucer lorsqu’il donne naissance à un tout petit garçon, si minuscule qu’ils le nomment Issun Bôshi, aussi grand qu’un pouce. Icinori, le duo composé de Raphaël Urwiller et Mayumi Otero, revisite ici le conte dans un mélange qui fait la beauté de leur pratique : la simplicité des aplats et des superpositions de tons directs associée à la finesse du dessin. Une association qui leur vient de leur maîtrise toute particulière de la sérigraphie, qu’ils déclinent ici sans (presqu’aucune) perte à l’impression offset. Grâce aux jeux de couleurs et aux très belles mises en scène du récit, le lecteur pénètre rapidement dans l’univers graphique du livre, et la richesse du dessin lui permet ensuite de musarder sur chaque page. On attend avec impatience que leur talent se plonge dans des récits forts et personnels.

Icinori.com

LE JEU DE L’OIE de Marie Saarbach
2013 – France – Autrement – 24,50

Deux enfants quittent leur maison. Le récit, de leur rue jusqu’à la mer, les emporte dans un parcours qui pourrait symboliser les étapes de la vie. Ce sont 33 tableaux, légendés par un titre, à la manière des “tableaux d’éloquence” des écoles d’antan, ou bien d’un jeu de Tarot. Et d’un jeu de l’oie, donc. Un système qui nous rappelle en loin le Romance de Blexbolex. Ici, le hasard semble aussi inviter à bousculer l’ordre des pages, à sauter des étapes, à revenir en arrière. Les pages sont ainsi autant de cases d’un jeu de la vie, auquel il ne nous est pas habituellement permis de jouer. Mais aussi comme autant d’archétypes d’histoires de l’enfance qui pourraient se lire sans avoir recours à la légende. Bref, un livre atypique, tout en accordéon, qui a retenu notre œil. Ce premier ouvrage de Marie Saarbach est impressionnant.

Son site

LE CHÂLE DE GRAND-MÈRE de Joanna Hellgren et Asa Lind
2013 – Suède – Cambourakis – 13,50 euros
Première édition en 2012 en suède

Un livre doux, qui défend le droit des enfants à réfléchir tranquillement. Les deux héroïnes sont cousines et ont plein de points communs. Lors des réunions familiales, elles en profitent pour s’isoler du charivari et partager leurs pensées et leurs questions. Seule Grand-mère, pourtant très fatiguée, semble les comprendre. Une histoire qui semble parler naturellement aux enfants et qui réveille le regard d’enfant chez les adultes.
Joanna Hellgren est l’auteure de la remarquable bande dessinée Frances et de Mon frère nocturne chez le même éditeur. Ici elle a posé son crayon gris et sorti ses boites de couleurs, ses aquarelles et ses ciseaux. Les angles de vue et les compositions de ses images ont une dimension naïve, étrange et intemporelle, qui n’est pas sans nous rappeler l’univers de Jockum Nordström, pour notre plus grand plaisir.

joannahellgren.com

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Ce soir à 18h45 sur Radio Campus Paris — 93.9 fm
Ou en streaming sur le site Radiocampusparis.org
Interview de Vincent Pianina autour de son livre JUNGLE.

SÉLECTION LIVRES JEUNESSE – 1/7 – CHAMO

Mercredi 27 novembre 2013

À l’occasion du salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, j’ai proposé à quelques acteurs/observateurs de ce secteur de l’édition d’effectuer une sélection de 5 livres sortis en 2012/2013. L’addition de ces choix propose un panorama subjectif aussi varié qu’intéressant. Une photographie de la production actuelle, je l’espère.

CHAMO

Illustratrice au départ, puis organisatrice d’évènements autour du dessin et de l’illustration avec l’association L’Articho. Elle travaille aussi quelques jours par semaine comme libraire jeunesse dans la très bonne officine : La sardine à lire. Enfin elle est depuis devenue éditrice et dirige une collection chez Les fourmis rouges. Avec tout ses cartes en main Chamo est devenue une observatrice très éclairée de ce qui se fait à l’heure actuelle dans le secteur de la jeunesse.

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Une petite introduction de Chamo

Cette sélection a été très dure à faire. Je me suis retrouvée devant un dilemme : Choisir des livres de jeunes dessinateurs, ou de maisons d’éditions qui émergent pour montrer la vivacité de la littérature jeunesse actuelle ? Ou bien prendre en considération les nombreuses magnifiques rééditions ?
Parmi les cinq livres que j’ai finalement choisi, trois sont des rééditions de livres anciens, et deux sont des textes classiques illustrés par des dessinateurs contemporains. Je sais que ces cinq livres ne quitteront pas ma bibliothèque. Il seront prêtés, offerts, perdus, rachetés… Et je laisse aux invités suivants le loisirs de combler les manques !

DANS LA BOÎTE de Dorothy Kunhardt (1901-1979)
2012 – Usa – MéMo – 18 euros
Première publication en 1934 aux États Unis

Je serai certainement passée à côté de ce livre si je n’avais pas travaillé en librairie. La couverture ne m’attirait pas vraiment. Je l’ai lu par acquis de conscience. Et je suis tombée sous le charme de ce texte émouvant, et de ces illustrations maladroites qui le servent si bien. C’est pour moi un des meilleurs livres paru ces deux dernières années.

Le livre raconte l’histoire de Pioui, le plus petit, petit, mini chien du monde, mascotte bien aimée d’un cirque merveilleux. Jusqu’au jour ou Pioui se met à grandir, grandir… Trouvera t-il encore sa place au sein du cirque, lui qui ne sait rien faire ?

Dorothy Kunhardt écrit avec des mots tout simples, joue avec les répétitions. Quand aux illustrations, étranges, naïves et loufoques, elles sont réalisées avec une économie de moyen. Trois couleurs, rouge, jaune évoquant le cirque, et le trait noir. Pas de chichis et beaucoup d’émotion. Une belle fable pour tous ceux qui grandissent.

Apparemment, l’auteur est très connue aux états unis et a marqué la littérature jeunesse en son temps. J’espère qu’on aura droit à d’autres rééditions ! (à bon entendeur…)

LIVRES ! de Murray Mc Cain et John Alcorn (1935-1992)
2013 – USA – Autrement – 11,50 euros
Première publication en 1962 aux États Unis

Quelle belle surprise que ce livre dédié aux livres ! Un sujet qui me touche particulièrement, puisqu’il parle du livre sous tous ses aspects : l’objet, le texte, les images, la typographie, la mise en page, la fabrication, la distribution… jusqu’à l’arrivée au lecteur. Tout cela expliqué en toute simplicité. La conception et la réalisation de ce livre sont d’une cohérence rare. Tout est pensé. Les illustrations de John Alcorn sont superbes et parfaitement mises en valeur par la mise en page et le travail typographique. Le fond et la forme sont en harmonie. Et ce livre m’a permis de découvrir ce grand dessinateur / graphiste américain qu’était John Alcorn.

alcorngallery.com

MEDOR LE MAXICHIEN de Rudolf Cechura et Jiri Salamoun (1935)
Tchéquie – 2013 – La joie de lire – 15 euros
Première édition du livre en 1981 en Tchéquie

J’ai découvert le travail de Jiri Salamoun il y a quelques années grâce à Yassine qui avait ramené plusieurs livres de lui trouvés chez les bouquinistes à Leipzig. Depuis, j’attendais avec impatience qu’un éditeur traduise son œuvre. Et c’est La joie de lire qui a eu la bonne idée de s’y atteler. Cet éditeur nous a offert de belles rééditons cette année (Je pense aux livres de Eva Janikovszky et László Réber). Dommage que les objets soient moins soignés que chez Memo.

Médor le maxichien, (Maxipes Fik en tchèque) est célèbre dans son pays. Il a même été adapté en série télévisée dans les années 70. L’histoire est complètement loufoque : Aïa veut un «ien». Son papa finit par céder et lui acheter un mignon petit chiot baptisé Médor. Mais celui ci grossit, grossit jusqu’à devenir absolument énorme ! Et à part ça, Médor boit de la bière, parle les langues étrangères et va même participer à une course de chevaux…
Si l’histoire est chouette, ce sont surtout les dessins de Jiri Salamoun qui me touchent. Ils sont naïfs et drôles, plein de vie, ultra-expressifs…

Yassine a déjà parlé de lui ici et .

Et voici 2 liens où on peut voir encore plus d’images : ici et ici

LE KRASPEK de Francoise Morvan & Étienne Beck
Russie / France – 2012 – Memo – 16 EUROS

C’est l’histoire d’Oleg, jeune soldat rentrant de la guerre sans un sou en poche. Son indigence et son désespoir sont tels qu’il accepte de pactiser avec le diable : Celui-ci lui fournira la richesse, en échange de quoi Oleg ne devra ni se laver, ni se moucher, ni se couper les cheveux ou la barbe, ni se changer de linge pendant quinze ans….
J’adore cette histoire ! Un vrai beau conte russe, avec en bonus un côté cracra tout à fait réjouissant !
Les illustrations d’Etienne Beck m’ont aussi beaucoup plu. Il a choisi un traité proche de l’art brut et une approche ornementale qui évoque les illustrations de Bilibine. Je lui reprocherai juste l’usage un peu trop systématique des cadres qui écrasent un peu ses images.

grandpapier.org/etienne-beck

LE PIRATE ET L’APOTHICAIRE de Robert Louis Stevenson & Henning Wagenbreth
Allemagne – 2013 – Les Grandes Personnes – 22,50 euros
Première édition en 2012 en Allemagne

Ce livre est un très bel objet : beau format, beau graphisme, impression soignée. Ce qui n’est pas étonnant quand on connaît l’exigence à la fois d’Henning Wagenbreth et des éditions Les Grandes personnes.

Difficile de parler de Wagenbreth sur ce blog, Yassine l’a déjà beaucoup fait. Il est pour moi l’un des plus grands illustrateurs allemand, avec Atak. Mais il est aussi graphiste et typographe de talent et c’est aussi pour cette raison que le livre est réussi. Le texte de Stevenson qu’il a choisi d’illustrer colle bien à son univers : De l’action, un soupson de cruauté, et une morale contestable…

wagenbreth.de

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Ce soir à 18h45 sur Radio Campus Paris — 93.9 fm
Ou en streaming sur le site Radiocampusparis.org
Interview de Wagenbreth autour du livre LE PIRATE ET L’APOTHICAIRE

MONTREUIL 2013

Mardi 26 novembre 2013

Extraits de Romance — Blexbolex

C’est l’effervescence dans le milieu du livre jeunesse. Le salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil commence demain. Je profite de cette grand réunion annuelle  pour vous proposer deux choses.

1 — SUR CE BLOG

J’ai demandé à 6 personnes ou collectif de me proposer une sélection de 3 à 5 livres jeunesse qui seront donc postés chaque jour ici, durant une semaine. Vous découvrirez donc chaque jour les choix d’observateurs attentifs à la production. de ce secteur. Je vous laisse la surprise.

2 — À LA RADIO

J’ai choisi six livres qui sont sorti depuis la rentrée. Tout les jours à 18h45 sur Radio Campus Paris je proposerais un petit programme de 15 minutes avec une interview des auteurs. Je vous laisse la aussi surprise. A la fin tous les podcsat seront regroupé dans un post et seront un peu ma sélection de l’année.

À écouter sur 93.9 fm
Ou en streaming sur le site de Radiocampusparis.org

salon-livre-presse-jeunesse.net

Yassine

LE GRATIN – 018 – LE SALON DE L’ARAIGNÉE

Dimanche 24 novembre 2013

Dessin de Lucien Boucher

Télécharger le podcast

Voir l’émission sur la page de Radio Campus Paris

La parution du livre “le salon de l’araignée” est l’occasion d’évoquer ce salon méconnu synonyme du renouveau créatif des années folles. Crée en 1920 par Gus Bofa cet évènement “underground” fût réellement en prise avec son époque et a montré sur ces cimaise des dessinateurs/illustrateurs importants qui ont fait parti d’un âge d’or de l’édition du livre illustré. Un pan entier de l’histoire graphique balayé par la crise de 29 et la deuxième guerre mondiale. Un patrimoine riche qu’on redécouvre grâce au travail éditorial de nos invités.

MES INVITÉS

MICHEL LAGARDE

Agent d’illustration, galeriste et éditeur, Michel Lagarde s’est toujours passionné par l’illustration sous tous ses formes. Depuis quelques années il a entrepris d’édité les illustrateurs de cette période féconde de l’illustration à laquelle il s’intéresse depuis 15 ans.

EMMANUEL POLLAUD-DULIAN

Auteur principale des livres de référence sur cette période de l’illustration. Connaisseur et défenseur actif de cette période des années folle qui le passionne.

GÉRALDINE MÉO

Jeune graphiste, elle a travaillé sur les 3 livres reliés au Salon de l’Araignée. Depuis elle se passionne pour l’illustration ancienne.

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Voici quelques images des dessinateurs évoqués dans l’émission :

GUS BOFA ( 1883-1968)

CHARLES MARTIN ( 1848 – 1934)

Deux dessins extrait de “Sous les pots de fleur” – 1917

Couverture et deux dessins extrait de “Sports et divertissements” – 1914

CHAS LABORDE ( 1886 – 1941)

LUCIEN BOUCHER (1889 – 1971)

ANDRÉ DIGNIMONT ( 1891 – 1965)

JEAN-ÉMILE LABOUREUR ( 1877 – 1943)

LUCIEN LAFORGE (1889 – 1952)

GEORGES BEUVILLE ( 1902 – 1982)

Cet illustrateur n’a pas fait parti du salon de L’Araignée, c’est plus un descendant de la génération du salon.

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LE SALON DE L’ARAIGNÉE d’Emmanuel Pollaud-Dulian
Éditions Michel Lagarde – 35 euros

GUS BOFA – L’ENCHANTEUR DÉSENCHANTÉ d’Emmanuel Pollaud-Dulian
CORNÉLIUS – 55 euros

CHAS LABORDE – UN HOMME DANS LA FOULE d’Emmanuel Pollaud-Dulian
Éditions Michel Lagarde – 19 euros

CHARLES MARTIN – FÉÉRIE POUR UNE GRANDE GUERRE d’Emmanuel Pollaud-Dulian
Éditions Michel Lagarde – 16 euros

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Dimanche 24 novembre 2013

Émission produite par Yassine avec la collaboration de Antoine Cadou.

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Musique

- Générique : Kostas Bezos – Ta Aspra Poulia Sta Vouna (Grèce – 1936)

- Ouvrard – Amour et TSF (France)

- Erik Satie – Le réveil de la mariée, Le carnaval, Le golf, La pieuvre, Les courses , Les 4 coins ( France – 1914)
Extrait de “Sport et divertisement” – Piano par Benedikt Koehlen

- Dranem – Encore Cinquante Centimes (France – 1931)

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Toujours plus d’info et d’image sur l’illustration ancienne sur cet excellent blog tenu Par michel Lagarde.

magalerieaparis.wordpress.com

michellagarde.fr

IMAGE 190 – ADAM FERISS

Samedi 16 novembre 2013

IMAGE 190 – ADAM FERISS

Cet artiste américain produit des images numériques particulièrement intéressantes : images fixes ou boucles animées. Il manipule des filtres, sans doute avec photoshop, pour créer des textures qu’il additionne pour créer des compositions abstraites inédites. Il joue beaucoup sur le grain de l’image. Un approche très RVB ( Rouge vert bleu) mais qui renvoie aux manipulations numérique anciennes, des expériences informatique qui date des début des années 8O. Une source d’inspiration qu’il met en avant sur son blog, n’hésitant pas a poster de vieilles vidéo trouvées sur youtube.

Pour ma part je suis particulièrement sensible à son approche du pixel art très multicolore. Il a su développer un ensemble de motifs qui prouve une certaine habileté avec cette technique. J’aime son esprit de recherche qui mênent a des variations infinies. Mais allez jeter un coup d’œil sur son blog car il produit beaucoup d’images et pas seulement en pixel art.

adamferriss.tumblr.com

Yassine

LE SALON DE L’ARAIGNÉE

Mercredi 13 novembre 2013

14 nov. — 31 jan.

Gouache de Lucien Boucher

En attendant une émission du Gratin qui sera diffusé dimanche 25 novembre sur Radio campus Paris, je vous annonce ce soir le vernissage de l’expo consacrée au Salon de L’Araignée. Un salon du dessin créer Par Gus Bofa en 1920 et qui dura 10 ans. Salon où furent exposés parmi les meilleurs illustrateurs de l’entre-deux-guerres.

Cette expo accompagne la sortie d’un livre éponyme dont on parlera en détail dans l’émission.

Dessin de Lucien Laforge

Venez nombreux pour admirer les originaux et les somptueux ouvrage d’époque.

Vernissage : Mer. 13 nov. — 18h30

GALERIE MICHEL LAGARDE
13 rue Bouchardon – Paris 10
M° Strasbourg-Saint-Denis

michellagarde.fr

Yassine

LE GRATIN @ FESTIVAL FANZINES ! – 2 – FANZINES & CONSERVATION

Mardi 12 novembre 2013

Deuxième partie de cette émission spéciale Festival Fanzines !  Deux heures enregistrée en deux temps avec deux thèmes.

Giff wiff ! – 1962 – un fanzine historique


Télécharger le podcast

Voir la page sur le site de Radio campus Paris

2 – FANZINES ET CONSERVATION

Cette émission propose une table ronde autour de l’idée de conservation des fanzines. Pourquoi et comment les conserver ? Mais aussi comment faire vivre ces fonds.

MES INVITÉS

BASTIEN CONTRAIRE
Membre du collectif Papier gaché, créateur et organisateur du festival Fanzines.

SOMIYA NAJI
Responsable du rayon bd de la médiathèque Marguerite duras et en charge du fond fanzines constitué de 17OO pièces.

ÉMILIE MOUQUET
Élève conservateur à L’ENSIB (École nationale Supérieure des sciences de l’information et des Bibliothèque), elle prépare un mémoire sur un sujet plutôt inhabituel : “Bibliothèque et fanzines”

LISE FAUCHEREAU
En charge du département des estampes et de la photographie à la BNF, elle gère depuis 1998 dans ce cadre le fond de fanzines de la BNF qui existe depuis 1995 et qui contient environ 700 pièces historiques

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Mardi 22 octobre 2013

Émission produite par Yassine
Réalisée par Antoine Cadou

Merci à l’équipe de la médiathèque Marguerite Duras

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Musique:

- Giovanni Fusco & George Delerue – Hiroshima mon amour (France-Italie – 1959)

- Maurice Halison – Ny afindrafindrao tsy azo avela ( Madagascar – 1983)

- Piero Umiliani – Danza Galattica (Italie – 1976)

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Quelques sites qui proposent un travail de fond sur le fanzine

fanzino.org

graphzines.net

1fanzineparjour.tumblr.com

diyzines.com

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3 QUESTIONS À MISMA

Lundi 11 novembre 2013

Ed – Dopututto # 4

J’ai toujours soutenu cet éditeur, je pense qu’ils n’ont jamais eu la place qu’ils méritent dans les “médias” qui parlent de BD. Les gens de Misma tout comme leur art sont trop modeste. Pourtant loin de toute attitude tapageuse il représente selon moi beaucoup dans la Bande dessinée française. Au milieu des années 2000 quand ils ont commencé et que le paysage se faisait plus moribond, moins créatif. Ils sont apparus discrètement en proposant une évolution intéressante de cette tendance autobiographique qui se faisait trop prédominante. Les amateurs éclairés on tout de suite vu qu’on avait affaire a quelque chose de très prometteur. Et si on regarde avec un peu de recul il on proposé une subtile transition entre la génération de l’association et la BD actuelle, entre autobiographie et relecture moderne des genre. Leur ligne décomplexée, exigeante et curieuse mais pas ostentatoire on fait de cet éditeur le plus important apparu dans les années 2000 en France.

Ça fait un moment que j’essaye de les coincer pour enregistrer une émission de radio avec eux, donc en attendant je profite de la publication du très bon dernier numéro de leur revue “Dopututto Max” pour leur poser quelques questions.

A l’heure où les revues de BD fleurissent où renaissent sans proposer grand chose de neuf, Dopututto reste de loin la plus excitante. Attentif a ce qui se fait en France mais aussi à l’étranger, Misma propose un cocktail moderne et international de BD. Une vraie vision personnelle et qui évolue avec le temps.

4 pages d’Ester Pearl Watson extraites de Dopututto # 5

El Don Guillermo et Estocafich, les frère jumeaux dessinateurs qui ont créer et gèrent Misma répondent à mes questions.

1 ) – Misma a déjà 10 ans. Vous avez mis un peu de temps avant de rentrer dans la cour des grands et être distribué en librairie. Qu’est ce que vous ont appris ces nombreuses années de production en micro édition ?

Pour être franc, c’est difficile de réaliser que cela va faire 10 ans en 2014 que MISMA existe. Nous n’avons vraiment pas vu le temps passer, c’est fou !

Et je crois que MISMA n’en serait jamais arrivé là si nous n’avions pas démarré par la case “micro édition”.

En 2004, on démarrait de zéro : motivés par des auteurs comme Nylso ou Ronald (avec qui nous participions au fanzine hebdomadaire Chez Jerôme Comix), nous imprimions notre premier ouvrage intitulé MISMA, photocopié à 50 exemplaires (une histoire de jumeaux dessinée à quatre mains, qui a donné le nom à la maison d´édition).

Puis l’impression numérique s’est rapidement imposée, avec des tirages de 100 à 200 exemplaires pour une qualité d’impression nettement supérieure à la photocopie. Ça a constitué notre première approche du secteur de l’imprimerie : les contraintes papiers, le façonnage des ouvrages… Nous avons testé divers formats, différentes fabrications… Nous avons fait plein d’erreurs et nous continuons d’ailleurs à en faire aujourd’hui ! C’est une formation sur le long terme. Nous apprenons tous les jours.

Mais en dehors des livres et de leur impression, on a appris énormément en tenant des stands dans les différents salons, en faisant la tournée des libraires nous même. Ça permet vraiment de réaliser comment fonctionne un peu le marché du livre.

Et l’on peut dire aussi que MISMA a grandi avec et grâce aux auteurs : on a construit MISMA tous ensemble et il y a aujourd’hui un lien fort qui nous unit. C’est important de savoir qu’on a toute une petite famille d’auteurs qui nous soutiennent et qui croient à cette aventure depuis le début.

2 pages de Roope Eronen extraites de Dopututto # 5

2 ) – Vous êtes distribués en librairie depuis 2 ans. Quel bilan tirez vous de ces quelques années ?

Il faut savoir que nous nous sommes vraiment posé la question d’un passage en distribution professionnelle il y a deux ans. Nous étions conscient des risques et des contraintes que cela supposait. Mais après 8 ans de micro-édition, nous avons vraiment eu envie de passer à la vitesse supérieure, de nous mettre en danger ! Nous avions aussi besoin d’une nouvelle dynamique à cette époque : on commençait à avoir de plus en plus d’achats sur notre boutique en ligne, de commandes libraire… On passait notre temps à préparer des colis… Mais surtout, les auteurs MISMA de la première heure étaient tentés d’aller proposer leur projet chez des plus gros éditeurs. On avait envie de leur dire “Hé, les gars, partez pas ! On peut faire ce livre là, ensemble, chez MISMA”.

Du coup, on s’est dit qu’il fallait tenter la distribution pro, qu’on pourrait toujours revenir en arrière si cela ne marchait pas.

Et le bilan de ces premières années aux Belles Lettres est plutôt positif. Il faut savoir qu’on avance prudemment, avec des tirages raisonnables… On s’enflamment pas, quoi. On savait très bien que ce serait comme repartir de zéro ; Nous nous sommes rendus compte que la plupart des librairies ne connaissaient pas MISMA, qu’il y avait un gros boulot de communication à faire. Tu prends conscience que ce sont eux qui ont le pouvoir de mettre ton livre en avant ou pas (sans quoi, l’ouvrage termine perdu au milieu d’autres bouquins dans une étagère, personne ne le voit, et il t’est retourné au bout de trois mois). D’où l’intérêt de travailler la com à fond, les services de presses, être présent sur les réseaux sociaux, les festivals…

Je crois qu’on était vraiment loin de réaliser que tout ça prendrait des allures de réelle entreprise et qu’on allait passer le plus gros de notre temps à nous occuper MISMA. Il ne faut pas oublier qu’à l’origine nous sommes aussi des auteurs de BD et que nous essayons de développer nos propres univers.

Je me rappellerai toujours une discussion avec Jean-Louis Gauthey de Cornélius, lorsqu’on hésitait à passer en distribution professionnelle… “C’est vraiment intéressant et excitant comme projet, mais vous allez être amenés à sacrifier votre travail d’auteur…” Aujourd’hui, ces mots deviennent vraiment réel … Dur-dur de concilier les deux. La chance que nous avons, c’est d’être deux et de se partager les tâches. Quand il y en a un qui commence à baisser les bras, l’autre est là pour dire “allez faut pas laisser tomber!”.

On essaye donc de garder le rythme pour cette troisième année, avec pleins de nouveaux projets de livres vraiment excitants à venir !

3 Pages de Paul Paetzel extraites de Dopututto # 4

3 ) – Pourquoi est-ce important de continuer a avoir une revue au milieu de votre catalogue ?

La question de la survie de la revue est venue sur le tapis lors de notre première réunion avec Les Belles Lettres, justement. Comme on peut l’imaginer, une revue de bande dessinée (même comme LAPIN) a du mal à trouver sa place dans les librairies et se vend assez mal… On a été averti dés le début. Mais pour nous, la revue DOPUTUTTO fait partie de l’histoire de MISMA ; c’est notre laboratoire graphique, notre espace de liberté de création et d’expérimentation. Et puis c’est gràce à la revue que nous rencontrons de nouveaux auteurs et que de nous pouvons tester des nouvelles collaborations ! Au sommaire de ce numéro 5, par exemple, nous avons la chance d’avoir des pages d’Esther Pearl Watson (USA), de Roope Eronen (Finlande) ou encore de Simon Hanselmann (Australie) – Avec qui nous parlons déjà de publier de futurs livres chez MISMA!

C’est pour cela que nous nous sommes battu pour la garder. Nous avons essayé de lui donner un deuxième souffle en repensant son format lors du passage en distribution (dos-carré collé de 128 pages, pages en couleurs et en noir et blanc, format “Picsou Magazine”).

Mais on ne peut pas dire que cette nouvelle formule soit un gros succès en librairie… Au contraire, les ventes diminuent à chaque numéro et nous devons sans cesse revoir le tirage à la baisse… C’est pour cela que le prix de la BD alternative reçu à Angoulême cette année nous a rempli de joie ! C’est un prix qui pour nous récompensait tous les auteurs et le travail que ça demande derrière. Nous espérons vraiment pouvoir publier encore de nombreux numéros de la revue DOPUTUTTO MAX !!!

DOPUTUTTO MAX

Misma – 10 euros

misma.fr

Yassine