Archive pour octobre 2010

IMAGE DE LA SEMAINE – 096

Mercredi 27 octobre 2010

J’ai trouvé cette belle couverture sur Black hands, un blog étonnant, entièrement dédié aux mains.

Yassine

LES CACAHIERS DE L’ARTICHO N°2

Dimanche 24 octobre 2010


Couverture de Martin Jarrie

Deuxième livraison de la revue que je co-dirige avec mon amie Chamo. Ce numéro est  Baptisé les Cacahiers de L’Articho  car il est entièrement dédié à la merde. Au sommaire :

- un portfolio d’images sur le sujet fait par une vingtaine d’ illustrateurs/dessinateurs.

- Un mini comix en bichromie de 20 pages encarté dans le numéro et comportant une quinzaine d’auteurs.

- Un long texte sur la merde dans l’art ou je propose un condensé de ce qui s’est fait de plus intéressant à mon avis sur le sujet dans la bd , l’illustration et l’art contemporain.

Bref, un numéro à ne pas rater ! Vous pouvez dores et déjà le commander à L’Articho, tous les détails ici.

A ne pas rater aussi :
LE LANCEMENT DES CACAHIERS DE L’ARTICHO
qui aura lieu mardi qui vient à Paris.

Au programme :

- Un buffet scato chic qui vous permettra de savourez de la merde.
- Le Cacabinet de cucuriosité : une mini expo comportant des objet marrants et quelques dessins originaux.

Mardi 26 octobre – 18h00 à 22h00
La Générale Nord-Est
14 avenue Parmentier – Paris 11
M° Voltaire

Pour finir la soirée en beauté on vous propose une
SOIRÉE PROUT-PROUTE
En compagnie de Dj Alfred Hitchcock magazine, Mr Aubrun et leur farandole de disques raffinés, étonnants et dansants.

22H00 – 01H30
PANIC ROOM
101 rue Amelot – Paris 11
M° St Sébastien Froissart
Entrée libre

Alors venez nombreux !!

Plus de détail sur le blog de L’Articho

Yassine

IMAGE DE LA SEMAINE – 095

Vendredi 22 octobre 2010

hebergeur d'image

Décidément pas mal de chats en ce moment sur ce blog. Ici une belle image entre illustration et art naïf signée par la brésilienne
Carla Barth

Yassine

LES INVITÉS DU MOIS 13 : PAUL LOUBET & CIE

Jeudi 21 octobre 2010

PAUL LOUBET

J’ai découvert le travail de Paul Loubet sur Drawn, il y a 2 ans à peu près. À l’époque il signait “Mort au bon goût” et il avait réalisé une série de dessins nommés “concentration”. Il s’amusait à dessiner des séries d’objets stylisés de manière géométrique. Ses dessins me rappelaient ceux d’Ed Emberley mais avait une touche plus moderne.

Depuis son style ne cesse d’évoluer, emmagasinant au passage de nombreuses influences : Moolinex, les cartes de CB, Le graffiti mal fait,… Il est fasciné par les pires graffs. Il aime s’inspirer de leur dessin malhabile. C’est la première fois que je vois un artiste ne venant pas du street art et qui est influencé par ce style. Qui plus est par la partie moins valorisante. Issu d’une génération qui a grandit avec ces images, omniprésentes dans la rue, il les utilise de manière décomplexé et n’hésite à mélanger cette esthétique avec un coté Bd très “gros nez”. Le tout est remixé avec une approche du dessin très moderne. Loin de tout formalisme ennuyeux, c’est avant tout quelqu’un qui produit des images “Fun”. Un amalgame joyeux de tout ce qui le fascine. Son univers est coloré et l’humour et l’ironie sont des éléments importants.

Ce jeune francais sort tout juste de l’école d’art et est parti pour se faire une place de choix dans le milieu du dessin.

gregoletpoluar.com/poluar

GREGOIRE DACQUIN

J’ai suivi de prés le travail de Palul Loubet et je l’ai finalement contacter. Ce qui m’as permis d’y voir plus claire et de faire des connections avec d’autre artistes, des amis à lui. En fait toute une bande partageant le même état d’esprit. Tout d’abord son complice Grégoire Dacquin, avec lequel il forme le duo Grégol et Poluar. Il vienne de créer un site ou on peut voir leur travail séparemment ou ensemble. Ils viennent de sortir un fanzine ” Karaté Baston” et exposent à Paris en ce moment (Voir plus bas).

Son approche graphique est plus formaliste,parfois jusqu’à l’abstraction. Moins marqué par la bd il semble plus influencé par les dessins d’ado et l’art du XXème siècle. Mais son univers aussi est fun et on retrouve cet esprit infantile qui donne un esprit de liberté à son travail.

gregoletpoluar.com/gregol

GREGOL & POLUAR

Voici une série d’images qu’ils ont réalisées ensemble.


gregol et poluar.com

PIERRE BOLIDE

Autre camarade issu de la même bande, ce jeune dessinateur est clairement influencé par le comics, la bd underground et le fan art. Son univers rempli de muscle, de hamburger, de vaisseaux et de flingues est un monde volontairement  gras et bourrin . Il y dans son style une volonté de jouer avec des codes outrancier jusqu’à l’écœurement. Il y a là une certaine conscience du mauvais gout. Il développe un  univers geek dégénéré qui donne des images absurde et drôle qui me plaisent bien.

www.pierrebolide.fr

Pour finir – hasard du calendrier – Grégol et Poluar exposent à Paris en compagnie de Satanik Mike.
Une accrochage organisé par le très actif collectif collection.

Du 20 octobre au 9 novembre

Kiosque / images
Café La place verte
105 rue Oberkampf – Paris 11
M° Parmentier

Yassine

LES INVITÉS DU MOIS : LE GRAFFITI RURAL PAR GREGOL & POLUAR

Jeudi 21 octobre 2010

Grégol et Poluar: Bonjour les amis!

Poluar: Alors aujourd’hui nous allons vous parler de..
Grégol: graffitiiiii !!

Poluar: Ah oui Grégol, mais pas n’importe lequel.

Professeur Poluar: Laissez nous vous introduire dans le monde étrange et enivrant du graffiti primitif campagnard. Il n’est pas si éloigné de son cousin urbain, mais ce dernier reste plus directement influencé par ses aînés. L”homme des champs, lui, évolue loin de toutes sphères d’influence. Mais c’est le cas plus précis du graffiti débutant qui nous intéresse ici.

Professeur Grégol: Dans le jargon du graffeur, on appelle cela, du “graffiti de toy”.

Professeur Poluar: Mais, professeur Grégol, a quoi reconnaît on un graffiti de ” toy “.

Professeur Grégol: Mon cher Poluar, c’est bien simple. Tout d’abord, nous pouvons nous attarder sur la signature, ou, comme il se dit dans le milieu “le blaz” (ou zeubla). Généralement, elle est influencée par le vocabulaire du “hip hop” (musique et style de vie urbain), mais aussi par la drogue (qui n’est pas tres loin du “hip hop”), et les cultures exotiques.
Exemples: Nombre de dérivation autour de NTM, sniper, lascar, said, kaira, kiffeur, splif, benz, weed, ganja warrior.
Le message possède souvent une forte portée politique. On y prône souvent la dépénalisation des drogues douces, la démobilisation de la garde nationale, ainsi que deuhor lé bounioul. On notera aussi un régionalisme récurent qui tend à préciser systématiquement le département associé à l’artiste. (et club de foot si il y a). Exemple: spliff 62 n’a pas de lien de parenté avec spliff 27.

Professeur Poluar: Pour ce qui est de l’oeuvre, on peut mettre en exergue un nihilisme chromatique associé à une anarchie formelle. La gestuelle est elle, bien souvent à l image de l’état d’alcoolémie de leurs auteurs. Chez nous, on boit tôt.

Professeur Grégol: D’un point de vue publicitaire, notons qu’a l’inverse de leurs aînés, on dénote un certain attrait pour les petites pièces, toutefois lié à une économie de moyen. Les bombes sont souvent de mauvaises qualités et de la même couleur que la mobylette du cousin.

Professeur Poluar: Mais trop de discours mon cher Grégol. Passons tout de suite aux diapositives.
Clic.

Notez la contradiction évidente, caractéristique de l’humour acerbe et absurde de l’auteur. Un “street” dans la “forest”.
clic.

Un graffiti nettement plus influencé new yorkais. Le sujet dispose de toute évidence d’un accès à internet.
clic.

De toute évidence son auteur nous invite à un questionnement. Quel est donc ce carré au dessus du “beuz”.
clic.

Un travail brutal, et sans fioritures, basé sur la superposition.
clic.

Un auteur manifestement au chômage et qui le revendique fièrement en ne montrant aucun respect pour ses aînés. “Chomeur? ne recule devant rien et repasse même les mastodontes du graffiti. Chapeau. Clic.

Le cas peu courant d’un travail de commande. L’œuvre n’a pour une fois pas été exécuté dans la hâte, et leurs auteurs ont pu placer un petit décor sympathique. A noter, la présence de petits champignons, éléments récurrents dans le style. Clic.

Et pour finir, ces œuvres provenant toutes du même pont, que mon cher acolyte Gregol a pu avoir la joie de découvrir au gré d’une sympathique petite promenade champêtre. Imaginez l’ampleur de sa stupéfaction lorsqu’il tomba nez à nez face à ce “wall of fame”.
Ce travail, manifestement d’un gang organisé, est la synthèse de tout ce que l’on peut trouver de meilleur dans le graffiti rural.

Grégol et Poluar: Sans le vouloir, ces jeunes graffeurs en herbes, qui ont mal (ou bien, selon le point de vue) digérés leurs influences, sont une de nos principales sources d’inspiration. Et la on dit

Professeur Gregol et Poluar

Voila, c’est fini.

Si ca vous a plus, allez donc faire un tour sur ce blog, véritable petite mine d’or. http://www.fotolog.com/cr4ck1sm/

Big up à tous les guerriers du xeubron et aux jeunes graffeurs débutants qui restent 100 fois plus inspirants et respectables que leurs prétentieux grands frères.

Peace la mifa, nos gonzesses et tous les potos.

Bisous

Prochain invité : Icinori

IMAGE DE LA SEMAINE – 094

Mercredi 13 octobre 2010

L’amour des chats, ça donne souvent des images Kitschs, fleurtant avec le mauvais goût. C’est le cas avec le travail de cette artiste américaine Stéphanie Dowell. J’aimebeaucoup  quand elle peint des félins avec un si beau pelage.

Yassine

CHRISTIAN AUBRUN – 04

Mardi 12 octobre 2010

J’ai de nombreuses fois évoquée le travail de Christian Aubrun sur ce blog. Si j’ai mentionné son passé d’illustrateur jeunesse, je ne m’y suis jamais vraiment attardé. A partir du début des années 2000, il publie plusieurs livres ou participe à divers ouvrages collectifs. Son style naïf et enlevé tranche pas mal dans une production où le formatage “mignon” règne en maître. Dans ses images, on sent un mélange d’influences : illustration classique (Richard Scarry, René Moreu, William Steig) mais aussi dessin contemporain, Art Brut et dessin d’enfants. Malheureusement son style un peu trop hybride est trop acommercial. Ce qui ne lui permet pas de se faire une vraie place dans ce secteur. Son style “jeunesse” est un peu trop arty, trop décalé pour ce milieu. Il semble être passé inaperçu, même auprès d’un public exigeant et pointu, car il n’est pas vraiment défendu ni par les éditeurs ni par les libraires. Il s’est tourné donc peu à peu vers une production adulte et reçoit avec ce travail un écho bien plus favorable dans d’autres réseaux. Il ne publie donc désormais que très peu de livres jeunesse.

Cependant, il sort ces jours-ci un bel ouvrage pour les très jeunes enfants. Un abécédaire rempli de chatons mignons entièrement réalisés au feutre. En y regardant de près, ce n’est pas si éloigné que ça de sa production pour adulte. L’influence de l’illustration jeunesse a toujours été présente dans sa manière de styliser les choses. Ici on retrouve son dessin volontairement gauche mais très expressif. Il est comme un enfant qui aurait pris conscience de la beauté d’un dessin malhabile, dont il tire une émotion plus subtile. Ses images pour cet ouvrage sont sans trait noir pour donner une ambiance plus douce, plus intime. Il n’hésite pas à utiliser des couleurs intenses, pop. Il y a là un plaisir du dessin évident, la jubilation d’utiliser des couleurs “qui pètent”. Il ajoute aussi une pointe de nostalgie à travers certains détails rétro. Une manière de mettre de lui même dans un livre très personnel, moderne mais aussi un peu hors du temps.

Après ces quelques images extraites du livre, voici quelques croquis préparatoire, en exclusivité pour Lezinfo.



Si vous voulez apprécier ses dessins pour adultes, c’est par ici .

LA VIE DE CHATON de Christian Aubrun
Albin Michel – 12 euros

Yassine

IMAGE DE LA SEMAINE – 093

Samedi 9 octobre 2010

Un beau dessin au couleurs étonnantes signé par Paul E. Cabon aka Pamplemoussu, un jeune dessinateur français.

Yassine

FRIEDRICH SCHRÖDER-SONNENSTERN (1892-1982)

Vendredi 8 octobre 2010

Cet artiste allemand a eu une vie très mouvementé : maisons de correction, asiles, alcoolisme, handicap moteur, charlatanisme, mysticisme, contrebande, … Tous ses ingrédients font ressembler sa vie a un roman. Il découvre le dessin à 57 ans, sous l’influence d’un artiste qu’il rencontre dans une institution.

Il développera un univers mythologique étrange à la symbolique impénétrable. Entre art naïf et surréalisme ses dessins sont peuplés de monstres et de personnages hybrides grimaçants, toujours avec un air dérangé. La plupart du temps il les représente dans des situations bizarres sur un fond uni. Le vide autour met en valeur ses scènes indéfinies où tous semble figé, comme dans un autre espace temps. Sa stylisation est très particulière, maniériste mais loin de tous systématisme. Ses dessin sont troublants. A travers eux, il semble vouloir nous adresser un message. Mais son univers, qui semble très cohérent, manie des codes top hermétiques pour qu’on comprennent ce qu’il veut signifier. Ca ne me dérange. Au contraire je trouve ses œuvres énigmatiques tout à fait fascinantes.

Il acquiert une vraie reconnaissance à la fin des années 50 en Allemagne puis au delà. Il participera même a une exposition des surréaliste en 1959. Désormais c’est un artiste qui fait parti de toutes les grandes collections d’art brut. Un classique du genre.

Plus d’images ici

Yassine