Archive pour septembre 2010

IMAGE DE LA SEMAINE – 092

Mardi 28 septembre 2010

Une belle image trouvée sur la page flickr de Santiago Salvador.

Yassine

MOGU

Mardi 28 septembre 2010

Du 2 au 17 octobre

La dessinatrice Mogu expose ce week end dans les locaux du Studio Articho. L’ocassion d’apprécier son travail en vrai et de la rencontrer autour d’un thé et de petits gâteaux.

Pour ma part j’ai découvert cette dessinatrice il y a quelques mois sur flickr ou elle poste sans arrêt ses nouvelles productions. C’est une vraie stakhanoviste. Touche à tout, elle aime dessiner, découper, peindre, modeler, bricoler, coudre, assembler. Son univers est un bric à brac de papier, fils, cartons, bout de bois et de petits objets. Autant de support sur lesquels elle représente des personnages dans un style enlevé et enfantin.

On sent une liberté de création qui rappelle l’aspect ludique avec lequel les enfants abordent les arts plastiques. Ce qui me frappe aussi c’est le coté brut, simplement exécuté. Sans chichi, ni mièvrerie. On sent une aisance pour incarner des petits personnages attachants qui sont toujours stylisés de manière originale et personnelle.

AFTERNOON NAPS
Samedi 2 de 14h à 22h – Dimanche 3 de 14h à 20h
Puis du 4 au 17 sur rdv : 06 12 23 34 27

Studio Articho
28 rue des 3 Bornes – Paris 11
M° Parmentier

mogutakahashi.com

Yassine

IMAGE – 091 – MATHIAS SCHWEIZER

Jeudi 23 septembre 2010

Comme chaque année le graphiste suisse Mathias Schweizer signe une excellente affiche pour l’expo Antidote à la Galerie des galeries

Yassine

FONDATION MÉROLL POUR L’ART CONTEMPORAIN

Mercredi 22 septembre 2010

Du 22 septembre au 9 octobre

Les requins marteaux, fameux éditeur albigeois a dans ses habitudes depuis 10 ans de créer des évènements délirants autour de son journal feu “Ferraille”. Il on commencer en 2000 avec le Supermarché Ferraille une vrai fausse enseigne créer pour le off d’Angoulême. On pouvait y acheter des produits factices : conserves, lessive, céréales, etc. Le support objet permettait au duo Cizo & Winshluss, à l’initiative du projet, de développer leur univers d’une manière nouvelle tout en continuant à se moquer du monde moderne. Graphiquement l’alliance des 2 talents faisait merveille. Une esthétique clean, façon packaging développée par Cizo avec par dessus des dessins cracra de Winshluss qui apportait une touche décalée. Cette année là au festival c’était très chic de se promener avec le “boulon du bonheur” acheté dans cette supérette géniale.

Le festival officiel ayant compris le potentiel de ces auteurs leur commanda ce qui deviendra le musée Ferraille. Délire autour de l’univers de Ferraille le personnage issu du Journal éponyme qui paraissait encore en kiosque à L’époque. Il allait encore plus loin en s’inventant un passé glorieux inspiré de vieilles bd et d’esthétique bis. Œuvres d’art africaines, chinoises ou aborigène, une maquette très drôle d’un projet de parc d’attraction avorté, un flipper, des affiches de films, des bd anciennes issu des archives supposés, un documentaire hilarant qui racontait l’histoire de Mr Ferraille à Hollywood, un jeu d’arcade. Que des éléments factices pensé et réalisé pour l’occasion. Il existe hélas peu de trace de cette débauche de créativité. Le projet étant tellement gros il n’ont sans doute pas réussi à faire un catalogue. Mais ce coup d’éclat reste gravé dans la mémoire de nombreux festivalier.

Plus récemment il on fait une expo à Nantes “il était une fois l’huile”. Et même un court métrage faussement éducatif du même nom. C’est donc un élément récurent de leur univers. Ils ont créer Edouard Méroll dans la 2ème formule de Ferraille. Cet industriel qui vend de l’huile pour moteur et friture aurait sauvé le journal de la faillite en y injectant des fonds personnel. Ce personnage Clairement inspiré de Edouard-Michel Leclerc, le célèbre patron qui était un des sponsors historique du festival d’Angoulême. Depuis ce rachat le fils Méroll a publié dans chacun des numéros des pages aussi catastrophiques qu’hilarantes. Je ne suis pas surpris qu’e tel un grand patron, Méroll soit un amateur d’art possedant une fondation. Or cette institution factice expose à Paris dans le cadre d’une exposition en vérité co-organisé par l’éditeur et Art factory. Célèbre marchand d’art parisien qui fait beaucoup pour le dessin et l’illustration.

Le flyer à mon gout ne pousse pas assez loin dans le concept art contemporain. Mais que ça ne vous empêche pas d’aller voir cette expo qui va montrer les œuvres d’artistes, proches des Requins marteaux, que j’aime beaucoup. Avec entre autres : Blex Bolex, Martes Bathori, Moolinex, Morgan Navarro, Guillaumit, Cizo, Winsluss et bien entendu Édouard-Michel Méroll Jr.


Image de Cizo

Espace Beaurepaire
28 rue Beaurepaire – Paris 10
M° République

artsfactory.net
lesrequinsmarteaux.org

Yassine

IMAGE DE LA SEMAINE – 090

Jeudi 16 septembre 2010

Comme quoi une idée simple, proche du n’importe quoi peut donner une affiche efficace et forte.

Yassine

GROVE (1901-1975)

Mercredi 15 septembre 2010

William Nolgrove de son vrai nom, se faisait appeler William Napoléon d’où les initiales sur certain dessin.
Ce dessinateur de presse a commencé a publier en 1919 et a essentiellement dessiner pour la presse. Le canard enchainé surtout
Il a aussi dessiné des affiches pour la loterie nationale.

Les gags ne sont pas renversants, mais son dessin minimal, très atypique pour l’époque est vraiment étonnant. Il y a une parenté très forte avec Henri Monier, contemporain et ami de Grove. On retrouve cet esprit simple et fantaisiste, mais avec une volonté de rendre le dessin beau et épuré sans perdre l’aspect comique et expressif des personnages. Ces deux dessinateurs restent hélas trop méconnus .

Ces images sont extrait d’un anthologie du dessin d’humour paru chez Hoëbeke

Merci à Vincent pour les tuyaux et les scans.
Merci aussi à Michel pour le complément d’info et d’images.

Yassine

IMAGE DE LA SEMAINE – 089

Lundi 6 septembre 2010

Image extraite du très beau livre “Parkvesen & Andre Vesener”, illustré par le collectif norvégien Yokoland. Il est paru en 2009 chez Magikon Forlag
Plus d’images par ici.

Yassine

KIMIE KIKUCHI

Jeudi 2 septembre 2010

Je ne sais rien du tout sur cette dessinatrice mais j’ai flashé sur son travail naïf et bizarre. Entre illustration kawaï et art brut, ses images ont quelque chose de spécial, d’un peu dérangé.

Les éléments se superposent sans aucune logique, comme si ils n’appartenaient pas à la même image. Les choses sont comme détachées les unes des autres. Ça donne des compositions surréelles, très belles. Ce qui n’empêche pas un coté très vivant grâce à une stylisation très enfantine. Ses gammes de couleur sont uniques aussi. Pas particulièrement belles, mais elles communiquent une impression entre joie et tristesse qui se rajoute à l’ambiance étrange qui se dégage de tout ça.

Plus d’images sur sa page flickr

Yassine

ALEXANDRO JODOROWSKI

Mercredi 1 septembre 2010

Jodoroski est connu pour ses films aussi barrés que géniaux et surtout pour ses bd en tant que scénariste.
Il est l’auteur de plusieurs dizaines d’albums mélangeant fantastique, Science Fiction, mysticisme et sexe débridé. Pour donner vie à son univers fou, il s’associe toujours avec des dessinateurs très virtuoses plus ou moins intéressants (Arno, Boucq, Bess, Gimenez, …). Au final, ses BD aux scénari souvent géniaux sont beaucoup trop classiques à mon goût. L’incal dessiné par Mœbius est sa série la plus réussie. C’est aussi à juste titre la plus connue.

C’est donc étonnant de découvrir les très belles pages qu’il a dessiné lui même à la fin des années 60. Ces “Fabulas Panicas” ont un dessin naïf, expressif et coloré. On retrouve la folie graphique de cette époque psychédélique. Le dessin est totalement décomplexé. Jodorowski ose tout. On est à mi-chemin entre M le magicien et les affiches californiennes de cette époque. Il dit avoir arrêter de dessiner, hélas, après avoir vu Mœbius à l’œuvre. Dommage !

Je ne parle pas espagnol, donc je n’y comprends pas grand chose. Mais les scénarios ont l’air drôle et délirants. On retrouve l’esprit surréaliste et ésotérique de ses films. On est loin de la bd qu’il a produit en France comme scénariste. Ces pages sont des ovnis graphiques, riches et inspirés.

Parus entre 1967 et 1973 dans le journal mexicain “El Heraldo de México” ses Fabulas panicas, plus de 300 au total, ont été publiées en albums en 2006 par l’éditeur mexicain Grijalbo. Un bouquin que j’aimerais beaucoup avoir. Pourquoi ses trésors méconnus de la bd ne sont pas réédités en France, mystère…

Plus de pages ici : fabulaspanicas.blogspot.com

Yassine